Comme une envie d’utopie

Bonjour à tous ! C’est un sujet un peu moins léger que j’ai envie d’aborder avec vous aujourd’hui, car j’aimerais beaucoup recueillir vos témoignages et vos avis sur le sujet. Et si vous me le permettez, j’aimerais poser la globalité de ce thème en vous donnant un aperçu des conclusions auxquelles je suis moi-même parvenue.

Quand ça va mal

Bien souvent, j’entends des personnes désabusées dire qu’elles détestent les gens et la société en général, car nous avançons dans un monde de plus en plus lugubre, où les gens sont de moins en moins solidaires et où la vie devient plus dure de jour en jour. Les maltraitances envers les animaux sont honteusement régulières, nous avons une soif d’argent et de conquête qui réduit de jour en jour nos ressources naturelles, l’écologie n’est pas une priorité pour la plupart des gens, et le sort de la planète ne semble les inquiéter que peu. Bref, un discours un peu déprimant, bien que réaliste en partie. Et à qui faut-il jeter la pierre ? Aux colonialistes, qui se sont enrichis sur le dos des esclaves et ont scindé le monde en deux classes sociétales (les pays développés et le tiers-monde), creusant ainsi un gouffre entre les différents peuples ? Faut-il blâmer l’arrivée d’internet, qui a encensé l’individualisme en permettant aux gens d’avoir accès à tout sans même bouger de leur fauteuil ? Il serait réducteur de dire que la faute n’incombe qu’à un ou deux facteurs, quand il s’agit en réalité d’un tout.

La virtualité, un avantage... mais aussi un inconvénient

Malgré tous les aspects fantastiques d’internet et les avantages certains qu’il a apporté en permettant de connecter les gens ensemble, et ainsi créer des synergies intellectuelles pour inventer les machines révolutionnaires de demain, peut-être a-t-il aussi favorisé sans faire exprès une nouvelle forme d’individualisme, où, sous couvert d’anonymat, chacun peut discuter librement de tous les sujets, mais aussi insulter sur tous les sujets. Toutes les classes, pauvres ou riches, cohabitent sur internet, et les inégalités de richesse sont d’autant plus exposées sur le web sous forme de photos, blogs, vidéos, etc. L’injustice est maintenant illustrée, et on sait que depuis quelques années, les riches deviennent toujours plus riches, et les pauvres encore plus pauvres. Comment réconcilier deux mondes qui s’affrontent ? S’occuper de la planète paraît alors bien secondaire quand on est soi-même occupé à combler sa faim. Quand on peut difficilement se payer un paquet de pâtes, on reçoit les leçons de moralité qui nous incitent à consommer bio comme une insulte à l’heure où nous ne pouvons pas nous permettre des produits aussi chers. Résultat : guerre entre des consomm’acteurs, pourtant bien pensants et souhaitant sauver la planète, et des conso-survivants, qui aimeraient déjà vivre aussi sereinement que ces premiers. (Je sais, je fonce dans le gros cliché, mais les gros clichés font les exemples les plus parlant).

Faut-il baisser les bras ?

Le fait que nous devenons chaque jour de plus en plus nombreux sur Terre n’arrange pas les choses : les ressources sont limitées et ne se renouvellent pas aussi rapidement qu’il le faudrait pour sustenter tout ce beau monde. Naissent alors l’agriculture agressive, la mondialisation, et d’autres concepts tout autant néfastes pour la planète bleue… ainsi que pour nous. Oui, mis bout à bout, tous ces faits ont de quoi faire déprimer, et on comprend un peu mieux toute la cupidité, le mépris et le manque de solidarité qui en résultent.

Pour autant, même si on se plaît à dépeindre avec noirceur le monde actuel, je crois que c’est précisément en ces temps qu’il nous faut trouver du positif en toutes choses. Les peuples reculés sans aucun accès à la télévision ni internet sont sans doute bien plus heureux que nous, car moins cupides, plus humbles, plus simples surtout. C’est cette simplicité que nous avons perdue, et qui pourrait nous aider à relever la tête aujourd’hui.

Je ne peux malheureusement pas prétendre connaître les solutions à tous les problèmes actuels et à venir de notre monde, bien qu’en toute sincérité je le souhaiterais si cela permettait d’offrir à tous une vie meilleure. Mais je sais qu’une poignée de personnes en ce monde se battent pour changer les choses dans le bon sens : ce sont les acteurs engagés contre la faim, contre la soif, contre la déforestation, contre le réchauffement climatique ou encore œuvrant pour la paix entre les peuples. Ça vous semble utopique ? C’est normal, car ça l’est. Mais nous avons justement besoin d’une utopie pour nous motiver à aller dans le bon sens.

Nous ne réussirons peut-être pas à gagner tous les combats, ou même à changer quoi que ce soit dans le monde. Mais peut-être que de tous petits gestes, répétés au quotidien, permettront de faire une différence sur le long terme. Car ceux qui changent les choses, sont ceux qui décident de FAIRE quelque chose. Evidemment qu’il ne se passera jamais rien de bon, si on ne fait que dénoncer sans jamais passer à l’action ! Et si au moins, nous essayions ?

Peu importe le nombre de moyens à votre disposition : si les grands de ce monde ont décidé de continuer à s’enrichir plutôt que de répartir également les richesses et s’occuper mieux du monde et de la planète, alors il est de notre devoir d’apporter toute l’aide dont ce monde a besoin : solidarité, tolérance, humanité.

Sourions dans la rue, que ce soit aux amis ou aux inconnus. Ramassons cet emballage en plastique sur le trottoir, même si quelqu’un d’autre l’a fait tomber ; offrons sans forcément attendre quoi que ce soit en retour. Partageons ce que nous possédons, soyons généreux. Soyons humbles, et compréhensifs. Essayons de maîtriser notre jalousie, et communiquons quand nous en ressentons le besoin. Ne méprisons pas les autres, n’ayons pas pitié d’eux : soyons bienveillants. Tout simplement.

Merci à toutes et à tous de m’avoir lue ! Peut-être qu’avec des petits riens on ne changera pas le monde, mais on se changera déjà nous-même, et ça en soi c’est quelque chose de grand ! 😊

Quels sont vos petits gestes du quotidien pour aller mieux ?

Copyrights photo : Stocksnap

A propos
Je suis Marion, 24 ans, j'habite en France à Saint Nazaire et je me définis comme une incorrigible optimiste !

14 Commentaires

  1. Un article encore très intéressant ! Et j’aime beaucoup ce que tu partages, la positivité que tu partages ! C’est vrai que le monde est fait de tout, alors oui personne ne pense pareil, mais c’est vrai qu’il faut réagir avec positivisme et sourire dans la rue comme tu le dis si bien et agir dans nos valeurs ! 🙂
    Je pense que même si on ne peut pas changer le monde, comme tu le dis on peut essayer, certes à une petite échelle mais si cette petite échelle est regroupée avec plein d’autres, cela peut changer les choses ! 🙂

    Passe une bonne soirée ma belle, Lisa

    1. Merci beaucoup ma belle ! Je partage ton opinion à ce sujet, en fait ça me fait penser au dessin animé 1001 pattes de Pixar (oui j’ai de très bonnes références hahaha). La puissance des sauterelles qui contrôle les fourmis leur est certes supérieure, mais finalement c’est la quantité numérique des fourmis qui finit par prendre le dessus. Donc même si nos gestes sont petits, si nous sommes nombreux à les faire au final ce geste sera grand ! 🙂 Gros bisous ! <3

  2. Bel article, un peu moins léger que d’habitude effectivement, mais tout aussi intéressant et tout de même empreint d’un bel optimisme !
    Je suis de ceux qui sont convaincus que si chacun faisait un petit geste de temps en temps, les choses seraient déjà moins pires… Mais effectivement, entre ceux qui n’en ont absolument rien à faire, ceux qui sont découragés d’avance et ceux qui, malheureusement, doivent d’abord penser à survivre (quoique souvent, ce sont ces personnes qui, en même temps, sont aussi les plus soucieuses de leur prochain et de leur planète !), il y a finalement assez peu de monde, sur toute la masse que nous sommes, à agir vraiment. Mais je suis aussi de ceux qui sont convaincus que, à force de montrer l’exemple, d’en parler, tout cela finira par porter ses fruits. A temps pour éviter la catastrophe, espérons-le !
    Bref, gardons espoir, semons nos petites graines, au pire, on ne pourra pas dire qu’on n’aura pas essayé ! 🙂
    Des bisous <3

    1. Merci pour ton magnifique commentaire ! Tu as tout à fait raison, je pense d’ailleurs que c’est peut-être aussi le rôle des blogueuses aujourd’hui que de montrer l’exemple finalement, quitte à avoir de l’influence autant l’utiliser à bon escient et avec bienveillance. Et comme tu dis si bien, il est vrai que ce sont souvent ceux qui ont le moins de moyens qui s’en soucient le plus, tout simplement parce que leur quotidien est en immersion totale dans les problèmes majeurs de notre société (chômage, précarité, isolement…). Il est plus difficile de se représenter la gravité des choses lorsqu’on ne les vit pas soi-même. Gros bisous ma belle ! <3

  3. Voilà un message positif, qui fait plaisir à lire. Tu as bien raison de voir les choses ainsi. A chacun d’agir à son échelle, d’être un peu du positif qu’il voudrait voir dans le monde.
    Bon courage pour ta saison dans le Sud !
    bises
    Aglaé

  4. Ma chère Marion, je trouve le message de ton article particulièrement beau et inspirant ! Il appelle à la réflexion et remet effectivement en question notre appréhension du monde. Je ne peux qu’être d’accord avec toi lorsque tu soulignes l’importance du positivisme, de la bienveillance et de la tolérance que nous devons transmettre au prochain mais également et de manière plus générale, à cette société tourmentée dans laquelle nous évoluons.

    Je suis convaincue que l’utopie n’est jamais mauvaise, si elle est pondérée !

    Quant à Internet, bien que j’en cerne et en comprenne les désagréments et les dangers, je ne peux m’empêcher d’être fière de vivre à une époque que l’Homme s’est approprié en créant et développant un moyen de partager, de fédérer et d’échanger à l’international aussi formidable que celui-ci. Je n’échangerais ma place pour rien au monde 😉

    (Et j’aime beaucoup beaucoup ce nouveau template 😉 Bisous !

    1. Merci beaucoup Victorine ! <3 Effectivement, même si je parle un peu des défauts d'internet dans l'article, comme toi je suis admirative de cet outil qui a permis tellement d'innovations en réalité. Et je continue d'ailleurs de penser que, s'il est utilisé à bon escient, il continuera de nous permettre de réaliser d'autres choses tout autant formidables ! Quand on pense que maintenant, les familles qui sont séparées par des pays, voire des continents entiers, peuvent désormais se voir et s'entendre régulièrement, que des innovations fantastiques ont pu naître de génies, lesquels n'auraient peut-être jamais pu faire connaître leurs inventions sans internet, ou encore que l'on peut solliciter la solidarité de chacun pour réaliser des projets formidables (cagnottes en ligne), c'est tout simplement époustouflant.
      Merci beaucoup pour la template, ça me fait très plaisir qu'elle te plaise ! Gros bisous ! <3

  5. Sympa le nouveau design de ton blog !

    Ton article me fait penser à la légende du Colibri, le fameux qui essaie d’éteindre une forêt en feu en transportant à chaque trajet qu’un petit peu d’eau dans son bec… C’est vrai que mes petits gestes quotidiens (sourire aux gens dans la rue ou les transports, être patient et sympa avec les gens qui travaillent quand moi ce n’est pas mon cas -dans les magasins, cafés etc-, essayer de minimiser mon impact environnemental, diffuser un peu de bonne humeur…) paraissent une goutte d’eau dans un océan de plus en plus sombre. Mais comme le colibri, j’ai l’impression de « faire ma part », d’essayer de croire en quelque chose de meilleur et de changer ce que je peux en moi et autour de moi pour y parvenir. Même si je suis consciente que ça ne suffira pas, je ne désespère pas que l’effet boule de neige se mette en place, et ça m’apaise (au moins temporairement) 🙂

    1. Merci beaucoup Fanny ! Très jolie cette fable du colibri, je ne connaissais pas mais la morale est en effet de toute beauté ! Tu as bien raison de penser ainsi, les petits gestes en deviennent des grands lorsqu’on est plusieurs à les répéter. De gros bisous ! 🙂

  6. Hello,
    comment vas tu ? Effectivement, quand on lit le début de ton article, on pourrait être complètement déprimé et baisser les bras. Mais je pars du principe qu’il ne faut pas toujours suivre le mouvement général et plutôt aller dans le sens de ses envies et de sa propre réflexion. C’est comme ça que je suis devenue végétarienne et que chaque jour j’essaie de réduire mes déchets. C’est une goutte d’eau dans la mer, certes, mais comme le dit Pierre Rabhi, si chacun fait « sa part du colibri », on pourra petit à petit observer les débuts d’un monde meilleur 🙂
    Bisous et bonne aprem
    Mimi

    1. Coucou Mimi ! Je vais très bien, merci ! Et toi-même ? 🙂
      Je suis vraiment désolée si l’article te paraît déprimant, moi qui le voulait justement optimiste haha ! Et comme tu le dis, un petit geste après l’autre, réalisé à plusieurs, peut faire toute la différence. Gros bisous !

  7. Ce texte me laisse sans mot et confirme mon assiduité à venir te lire. Tu as un talent d’écriture indéniable et tu sais trouver les mots où parfois ils manquent. Cette sensibilité dans ce texte m’a profondément émue. C’est avec plaisir que je vais le relayer afin d’un maximum de gens le lisent. Je crois que cette bienveillance, cette douceur, c’est ce dont nous avons tous besoin en ce moment. Ne pas sans cesse broyer du noir, ouvrir grand ses yeux et son cœur et poser des gestes, si petits soient-ils, pour apporter un peu de lumière en des temps qui en ont grandement besoin.

    1. Merci beaucoup, je suis énormément touchée par ton commentaire ! Je pense en effet qu’il faut essayer d’être bienveillant, à son propre rythme et à sa propre échelle. Quand on se promène dans la rue on se rend compte au regard des gens que la méfiance prime, que les écarts qui se creusent de jour en jour portent sur le moral et la bienveillance des gens. Même si on fait un sourire et un bonjour à quelqu’un dans la rue, et que cette personne ne retourne pas la politesse, je me dis parfois que ce n’est pas par mépris, mais peut-être tout simplement parce que cette personne a passé une mauvaise journée, et qu’un seul sourire n’a pas réussi à lui remonter le moral. Comme tu dis, il ne faut pas en profiter pour baisser les bras, mais au contraire réitérer ces petits gestes car on ne sait jamais, un jour, il se peut que l’on tombe sur quelqu’un qui a vraiment besoin d’aide, et que l’un de ces tout petits gestes sera justement suffisant pour lui redonner de l’espoir. Gros bisous à toi ! <3

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